Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 11:18

La rentrée se profile, les ateliers d'écriture se préparent dans le questionnement. Qu'est-ce qu'écrire ensemble ? Comment l'expérience de l'écriture plurielle s'insère-t-elle dans le processus scolaire d'apprentissage ? Quels bénéfices peut-on en attendre ?

Entre le dernier bain en Méditerranée et l'immersion en milieu scolaire, un retour en "chant / contrechant" sur une expérience heureuse.

Par Michèle Bayar - Publié dans : littérature
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /2009 14:45

Rendez-vous au
Salon du livre de Collioure :
Un livre à la mer
le samedi 22 août et le dimanche 23 août 2009.

J'y étais en 2006, un coup de vent a emporté et jeté à la mer une illustration originale de "Une journée comme les autres"
(éditions
Poisson de lune) !

Cette année le salon s'annonce sous le signe de la canicule, prenez vos chapeaux ! 
Par Michèle Bayar - Publié dans : littérature
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 09:44


Quand j'ai le blues, je fais appel à Chuck Berry. Il sait chanter la peine en célébrant la vie, voilà pourquoi le son de sa guitare est inimitable et sa voix si chaleureuse. C'est un homme d'amour malgré son mauvais caractère. Il dissipe mieux mes humeurs sombres que n'importe quel médicament. Je n'ai jamais noté d'effets secondaires ni d'accoutumance. Quoique...

Un jour que j'étais seule sur une île déserte (si, si, c'est vrai !), un jour de pluie au ciel bas, le bourdon m'a saisie alors que je lisais le journal pour me distraire (parfois j'ai de drôles d'idées). Je n'avais aucun disque dans ma chambrette sous les toits, la pluie martelait le vélux au-dessus de moi et j'étais prête à étouffer sous le poids d'un monde qui devenait, soudain, trop lourd à porter. Pour ne pas périr noyée dans la déprime, je me suis mise à chanter et à claquer des doigts sur l'air de "Bye, bye Johnny be good". Je chante faux et je ne connaissais pas les paroles mais cela n'avait aucune importance : j'en ai inventé d'autres. En quelques minutes je me suis piquée au jeu, une demi-heure plus tard je me marrais comme une baleine.

Pour faire écho avec mon article précédent, dans la légèreté d'un été au temps perplexe, je vais conclure en disant qu'aujourd'hui encore, quand j'y pense, le rire me monte à la gorge. C'est ma baleine de Proust...

(promis, en septembre je reprends mon sérieux)



 

Par Michèle Bayar - Publié dans : musique
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /2009 13:13

Le Marin et la Tramontane s’entrecroisent, poussent les nuages au loin pour mieux les ramener et les égrener en quelques averses sur la plage. Vous n’avez pas le temps d’étaler votre serviette au soleil qu’il se cache derrière une masse sombre et inquiétante. Vous résistez, ça va passer.

Non. Ça ne passe pas. La pluie est là. Vite, vite, vous  sauvez votre roman policier, vous regroupez votre petit monde, vous vous repliez sur une terrasse de café protégée par des bâches. Et là, devant une noisette, vous râlez en attendant que le soleil réapparaisse.

 

Vous ne le savez pas encore mais votre corps a enregistré ces moments et ils surgiront un jour dans votre esprit, de façon incongrue, peut-être en plein hiver, provoqués par une senteur ou mieux encore, une saveur. Souvenirs devenus heureux, associés aux retrouvailles familiales… et au cake à l’anis emporté pour le goûter !

Par Michèle Bayar - Publié dans : littérature
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 11:22


"Un figuier venu d'ailleurs - La Retirada"
Roman jeunesse, éditions Oskar, Histoire et Société

 

Le synopsis

 

Jordi ne veut pas entendre sa vieille tante Azucena radoter sur l’exode espagnol de 1939, « La Retirada ». Il ne veut pas de l’héritage qu’elle lui impose. Il est d’une autre époque, Point. Furieux qu’elle ne le comprenne pas et qu’elle insiste, il casse une branche du figuier auquel elle tient tant. Malheureux ! crie Azucena. Sous les yeux effarés de son aïeule, le figuier se referme sur l’adolescent. Il est propulsé au cœur du sujet qu’il évite, parmi les siens à l’époque de la Retirada. Pour sortir de ce cauchemar, il devra admettre qu’il est l’héritier d’un exil, d’un enracinement, et du rêve d’une société plus juste.

 

La Retirada

 

Le point de vue développé dans le roman est celui de républicains espagnols qui ont dû fuir sous la menace franquiste en raison de leur engagement. Il a pour seule ambition de mettre en perspective les bribes d'un passé que « de vieux enfants » ont bien voulu me confier. Filles et fils d’ouvriers militants, ils sont porteurs du rêve anarcho-syndicaliste qui a engagé leurs parents dans la guerre d’Espagne. Ils ont enraciné en France leurs déceptions et leurs espoirs. Ils avaient entre six et treize ans lors de la Retirada en 1939.

C’est leurs émotions, leurs émerveillements, leurs terreurs d’enfants, leurs déchirements que j’ai souhaité restituer ici, tels que Jordi, personnage de fiction, arrière petit neveu d’Azucena, aurait pu les entendre de leur bouche et les interpréter.

 

Histoire et littérature

 

Nos rencontres se sont déroulées dans une empathie réciproque, pour moi inattendue. Dès le départ, j’ai été confrontée à des questions qui m’ont accompagnée tout au long de l’écriture : comment m’emparer de ces témoignages sans les dénaturer, comment les romancer sans les trahir ? Comment rendre compte de cette empathie qui nous a liés depuis le début et qui est fondée sans doute sur le fait que j’ai aussi « mes exils » ? Frères et sœurs dans l’arrachement, nous nous comprenions, au-delà des différences culturelles et de nos âges respectifs.

J’ai créé le personnage de Jordi, quinze ans en 2007, et orienté la narration de sorte à ce qu’il soit un fil rouge entre les différents témoignages. Puis j’ai créé le personnage de l’homme au chien – qui parle en italique, on sait pourquoi à la fin du roman – d’après les notes de Georges Gonzalbo.

 

On pourrait me reprocher de n’avoir pas écrit sur l’Histoire. A cela, je répondrai que je ne suis pas historienne. J’ai écrit dans l’Histoire, à partir de l’Histoire. J’ai tenté de donner chair à des personnages de fictions et de restituer les douleurs réelles de l’arrachement dans le contexte particulier de l’exode espagnol de 1939 et, en écho, dans la conscience de Jordi.

 

Remerciements

 

Merci à Georges Gonzalbo, à José Morato, Henri Melich, Montserrat Turtos, José Sangenis, Gérard Bernabeu, qui m’ont reçue au foyer de la CNT à Perpignan et qui ne se sont pas bornés à évoquer leur passé mais m’ont offert chaleur et amitié et se sont intéressés à l’écriture pour la jeunesse. Merci à Amapola Gracia, la benjamine, qui a organisé nos rendez-vous, servi de trait d’union et qui m’a rapporté quelques souvenirs familiaux, dont la si belle anecdote du figuier voyageur (Eh ! Oui, elle est vraie). Merci enfin à André Fabre, grand connaisseur de la période traitée pour ses avis et à Sonia Marzo, bibliothécaire, qui a eu l’idée de me mettre en contact avec les personnes citées plus haut et qui est donc la bonne fée à l’origine de ce roman.

 

 

Par Michèle Bayar - Publié dans : littérature
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Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /2008 10:25
J'ai essayé à plusieurs reprises de formuler mes voeux pour 2009 mais rien n'est venu que le trop qui me met l'estomac à l'envers ces temps-ci : trop de paillettes, de couleurs, de leurres, de films éculés, de jeux, de miroirs aux alouettes, de faux semblants, de rêves, de synthèses, de misère lointaine, de menaces proches, de discutailleries publiques et de rabâchages.
J'avais pourtant envie de bloguer gentiment avec mes proches et mes plus lointains, histoire de dire "Je suis là et je pense à vous". Je ne trouvais pas les mots. Faute d'inspiration, je me suis tournée vers Internet. Mauvaise pioche. Je n'allais tout de même pas vous infliger cette citation de Marc Aurèle :
"Il ne s'agit plus de discourir sur ce que doit être un homme de bien mais de devenir un homme de bien" .
Si on abandonne l'idée de polémiquer, alors...
Ou pire encore, ces vers de Lamartine qui exaltent délicieusement mon humeur morose mais pourraient vous déprimer ?
"Mon coeur, lassé de tout, même de l'espérance 
N'ira plus de ses voeux importuner le sort
".
Wikipédia  m'a sauvé le coup - comme quoi... en m'annonçant que 2009 avait été déclarée année de l'Astronomie par l'assemblée des nations unies. J'ai fait appel à Galilée.
Son humour plein de sagesse est venu éclairer mon écran et distraire mon esprit chagrin :
"Le soleil, avec toutes ces planètes qui gravitent sous sa gouverne, prend encore le temps de mûrir une grappe de raisin, comme s'il n'y avait rien de plus important".

Je vous souhaite de mûrir de belles joies en  2009

Par Michèle Bayar - Publié dans : sur la toile
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /2008 17:53
Risquer sa vie pour quelques documents ? Pietro a bien d'autres soucis au hameau de la Bourbe : difficile de manger à sa faim lorsque l'on est si pauvre ! Pourtant, quand un certain dimanche d'automne il croise la route d'un mystérieux étudiant franc, sa vie bascule. A sa suite, il va être entraîné dans une aventure pleine de rebondissements. Des couvents de Rome au Vatican, le jeune homme devra faire preuve d'intelligence et de ruse pour faire face à de puissants ennemis. Mais le jeu en vaut la chandelle car ces documents renferment un trésor : la clé d'une découverte scientifique importante et d'un nouveau destin pour Pietro...

J'ai écrit ce livre en réponse au "Faucon déniché" de Jean-Côme Nogues. J'avais été si triste du destin de son héros ! Il est vrai que le Moyen-Age n'était pas tendre pour les serfs. Pour tirer Pietro de sa triste condition, je l'ai fait naître un peu plus tard, dans l'Italie de la Renaissance. Epoque à peine plus faste. Ce n'était pas suffisant. J'ai dû le doter d'une intelligence, d'une curiosité et d'une force d'âme hors du commun pour réussir à le sauver. J'ai eu ainsi le plaisir de le faire passer de l'ignorance superstitieuse à la connaissance émerveillée. Pour exprimer un point de vue laïc sans anticléricalisme sur la question du rapport entre la science et la religion, j'ai donné la parole à Pietro dans ce récit complexe où il se retourne, dix ans plus tard, sur l'événement qui a transformé sa vie, encore tout ébahi de la chance qu'il a rencontrée.

La Tour des Vents, collection L'histoire comme un roman, éditions Gulf Stream
(en librairie août 2008)
Par Michèle Bayar - Publié dans : littérature
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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /2008 12:19

Avec la rentrée, des notes pointent leur nez. Qu'elles soient distribuées en classes ou sur Internet, elles auront sans doute encore la vie belle, feront et déferont espoirs et réputations.

Notes sanctions ou récompenses, attendues ou redoutées selon que l'on soit du côté du noteur ou du noté, que l'on se juge compétitif ou non, que l'on se trouve bon ou nul.

D'autres notes nous attendent aussi sur la toile et ne demandent qu'à investir nos mp3. J'ai encore en tête celles écoutées au bord de l'eau.

Des notes qui s'élancent jusqu'à l'infini, font danser les langues et dilatent les coeurs.

Je m'émerveille que le français réunisse sous le même vocable au moins deux poids et combien de mesures ! 
"Notes" : un mot au goût de liberté, pour distinguer ou partager.

Bonne rentrée à tou(te)s.

Par Michèle Bayar
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Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /2008 20:02

J’étais au rendez-vous.

Le Théâtre de la Mer est un lieu magique, une citadelle perchée sur les rochers avec une scène balcon qui ouvre sur la mer jusqu’à l’horizon.


Mon premier ravissement fut le public. Plus mélangé que je ne l’aurais cru.

Des sexagénaires, bien sûr, mais aussi des musiciens de tous âges dont un de vingt ans, venu avec ses parents. Le rock qui fut jadis le bastion de mon attitude rebelle est aujourd’hui un bonheur familial !


Chuck Berry, mythique, assumant avec une joie d’enfant ses quatre-vingt-un ans, s’est économisé tout en donnant le meilleur de lui-même : son jeu, son feu, sa voix… Son fils était à la guitare et sa fille à l’harmonica. Elle chante aussi. Ils nous ont offert un duo émouvant.


Pendant le concert, la lune est montée dans le ciel d’été, toute ronde, un ferry est parti pour Tanger, des bateaux de tourisme ont croisé sous nos yeux, le tout au son inimitable de la guitare de Chuck qui rythmait, comme jamais, la vie qui passe.

 

Par Michèle Bayar - Publié dans : musique
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 19:45
Pour ceux qui ont aimé "Silence complice", rertrouvez Colette et Mourad, sept ans plus tard, à Oran.

Love not war
, le regard décalé de Colette sur mai 68 parmi quinze autres (attention, c'est pour adultes).

Mai 68, à Carcassonne, Montpellier, Oran, Paris, et bien plus loin…  
 
Une enfant de dix ans, son grand frère en route pour l'Asie, un commerçant montpelliérain, un photographe amoureux, un militant d'extrême droite, un étudiant guinéen, une journaliste stagiaire, une jeune Oranaise, une étudiante allemande, un peintre à l'explosif, un alchimiste... 

Destins croisés, qui s'enlacent ou se heurtent au fil de quinze nouvelles tissées par des auteurs du Languedoc-Roussillon.

En librairie et en ligne :
Editions Cap Bear
http://www.cap-bear-editions.com/
Par Michèle Bayar - Publié dans : littérature
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